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sábado, 3 de outubro de 2009

Cafetinas na revista francesa Le Books

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Les lupanars de Bahia
Prostibulo, lupanar, bordel, randevu, casa de tolerância… Les Brésiliens disposent de nombreux termes pour évoquer les maisons closes que fréquentent les hommes de toutes les générations – c’est souvent le père qui y conduit son puceau de fils ! Originaire de Salvador de Bahia, une ville où la prostitution est célébrée par la musique et la littérature, le journaliste Sérgio Maggio publie une enquête sur le personnage principal des lieux : la maîtresse de maison. Elle habite déjà l’imagination collective grâce aux œuvres du grand auteur bahianais Jorge Amado et à leurs adaptations en telenovelas pour le petit écran. La cafetina, comme on l’appelle au Brésil, est souvent une femme forte qui joue un rôle de mère auprès des prostituées qu’elle héberge, prête à les défendre à la pointe du couteau ; et qui cultive l’amitié des puissants. La douzaine d’entretiens menés par Maggio font surgir des figures. Celle de Juci, par exemple, qui a monté un bordel… pour échappe à la prostitution ; ou celle de Fatima, qui a hérité d’un établissement lorsque sa propriétaire s’est convertie à l’évangélisme. « Le principal apport du livre, sur le plan sociologique, est de montrer à quel point la cafetina est avant tout quelqu’un de moral », estime Alexandre Werneck dans le quotidien Jornal do Brasil. Les maisons sont tolérées par la société parce que des règles strictes y sont appliquées. Pas de mineures, pas de drogue, pas de sexe sans préservatif, et interdiction de se rendre chez le client pour éviter les agressions. La cafetina encadre la prostitution et en est le garant. Elle l’humanise, en quelque sorte. Ce qui n’est plus le cas avec les corps sans visage exposés par Internet, déplore Maggio.
Le livre évoqué dans cet article
Conversations de tenancières de bordels
par Sérgio MaggioArquipélago

Livre d’entretiens avec des tenancières de maisons closes de la ville brésilienne de Salvador de Bahia.
Journaliste et dramaturge originaire de Salvador de Bahia, Sérgio Maggio a enquêté plus de dix ans sur les milieux bahianais de la prostitution. Il a publié plusieurs reportages sur le sujet dans les divers quotidiens du pays.

Um comentário:

Leandro Wirz disse...

Trés chic, cher ami!